Crepidula fornicata

Après...

Devoir « interview » pour le MOOC « video ». Notation beaucoup moins glorieuse que le devoir précédent ! (le son est dégueu, mais je n’arrive pas à adapter un micro sur le smartphone…)

En fait, le mooc s’appelle  » réaliser des vidéos pro avec un smartphone ». Ok, c’est un smartphone pour filmer, mais rapidement tu te rends compte qu’il faut des sources lumières, un micro différent par type de prise de sons (directionnel, cravate..), de quoi faire des travellings (un système de rails…), des objectifs additifs que tu fixes sur la caméra et que ça tu te le trimballes pas dans le sac à main.

Va falloir que j’aille voler un caddy chez Carrefour pour démonter les roulettes… et m’faire un rail (argh, vanne pourrie)

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Video MOOC 2

Je viens de découvrir la fonction « reblog » !

Après...

(Ma vie serait quand même plus simple si je retenais une bonne fois pour toute comment on fait pour importer une video…)

Couac il en soit, voici le sujet que j’ai choisi : « voyage d’un objet »
Durée imposée 15 secondes.
De 5 à 8 plans max.

Bon, en 15 secondes, t’as pas le temps de refaire l’Iliade, hein, faut pas se leurrer.
Si t’as l’âme homérique, je ne crois pas que la video au smartphone soit le medium idéal.
Là, ça va tellement vite que t’as même pas levé le nez vers l’écran que c’est déjà fini…gasp.

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En attendant Louise (9)

J’ai fait un montage pour le MOOC, ça m’a pris des plombes… Je vous mets un lien sur un autre site « bidouilles 2016 ». Eh oui… y a du neuf dans ma vie ! Je ne dois pas avoir le même type d’humour que les gens qui m’ont évaluée, parce que je me suis fait laminer par deux pairs sur trois (ça plaira à « Moocpairophobie »). La prochaine fois, je respecte les consignes à la lettre !

résumé :  on en sait un peu plus sur Dominique…

le chamelier
J’ai mieux regardé et j’ai vu un petit nuage de sable qui semblait s’avancer vers nous. Au centre du petit nuage, je distinguais un petit point. Le petit point est devenu gros et s’est transformé en une espèce de bédouin sur une espèce de dromadaire. Soudain, le dromadaire et le type ont été vachement gros. Le type a arrêté la bête. Il s’est mis à farfouiller dans le gros sac qui pendouillait sur les flancs de l’animal, puis il a balancé le sac par terre. Il s’est lancé dans une longue tirade dont je n’ai pas saisi un traître mot. Dominique lui a répondu, et j’ai compris qu’ils venaient d’entamer une séance de marchandage. Ils ont discuté sec. Ça a duré longtemps. A la fin, ils ont dû se mettre d’accord, parce que Dominique s’est arraché quatre plumes qu’elle a refilées au mec qui a eu l’air satisfait.
Le type a fait faire demi-tour à sa bête, et il est reparti sans que j’aie eu même la possibilité d’en placer une. J’en suis resté comme deux ronds de flan.
Dominique farfouillait dans le sac et en a sorti une bêche, un arrosoir, du papier et des crayons et une grande enveloppe brune fermée avec du scotch.
«  Tu vois, hein, c’est vachement pratique d’acheter à l’arabe-du-coin. Je comprendrai jamais les gens qui préfèrent les grandes surfaces.
– Et les secours ? Tu lui as demandé pour les secours ??
– Ouaip. Il a fait passer le message…
– Mézenkor ? ai-je insisté en m’impatientant un tout petit peu.
– Ben, tu sais, son portable a plus de batterie, du coup, il a utilisé le téléphone arabe. » Elle se gondolait bêtement en se payant ma tête.
« Mais, non, rassure-toi.. je blague. Il m’a dit qu’il avait prévenu. Ça devrait plus trop tarder maintenant. »
Elle a remis dans le sac ce qu’elle en avait sorti, sauf l’enveloppe, qu’elle m’a tendue.
« Tiens c’est pour toi !  Mais tu ne devras l‘ouvrir que lorsque je serai partie. Tu me promets ? Croix de bois, croix de fer, si j’mens, j’ vais en enfer ?»
Je l’ai regardée et j’ai juste réussi à faire une grimace qui se voulait un sourire.
On a passé la journée sous la bâche. De temps en temps, elle en sortait pour se faire un café. J’ai suçoté les trois tubes de compote en l’écoutant parler. Je n’avais pas du tout envie que le soleil décline. Je savais qu’au matin elle ne serait plus là.
Mais le soleil n’a pas écouté mes prières et la nuit ne m’a pas demandé mon avis. Dominique a préparé un feu avec ce qui restait du fagot.
« Cette nuit, tu risques d’avoir un peu froid. »
J’ai pas réussi à répondre. Je suis resté là, bras ballants, sans savoir quoi dire ou quoi faire.
« Il ne faut pas être triste, Simon, a-t-elle soupiré.»
Je n’ai rien répondu alors elle a repris.
« Je ne veux pas que tu aies de la peine. C’est difficile pour moi aussi, tu sais?»
Moi, je n’ai rien répondu. Elle me semblait toute fragile malgré ses airs de fier à bras. Je l’imaginais seule à nouveau, sur son astéroïde, avec ses petites grenouilles, sa rivière et ses pivoines. Toute seule pour lutter contre ses plante à souvenirs.
Elle m’a désigné son sac.
« Ne t’inquiète pas pour moi. Maintenant, j’ai une bêche, ça sera peut-être plus facile…»
J’ai rien répondu.
« S’il te plaît, ne me rend pas les choses encore plus difficiles, m’a-t-elle murmuré. Il faut que je rentre. Là-haut, elles bouffent mon avenir, tu comprends ? Elles grignotent le peu d’espace que j’ai réussi à me créer pour survivre. Et puis, les pivoines ont besoin de moi.»
J’ai hoché la tête pas très vigoureusement. J’avais le cœur tellement gros que je le sentais cogner contre mes côtes. Elle a soulevé le sac. J’ai presque crié.
« Tu vas faire comment pour partir ?»
Elle a soupiré et a reposé le sac.
« Du concentré d’éclair d’or, Simon, tu sais bien… tu connais l’histoire, non?»
Elle s’est approchée de moi et m’a pris dans ses bras.
Quand je me suis réveillé, il faisait jour et déjà chaud. J’ai brusquement ouvert les yeux en sursautant. Je me suis souvenu. Dominique ! Mon cœur s’est affolé. J’ai bondi.

le flacon d'orJ’ai suivi ses traces jusqu’au sommet de la dune. Elle avait dû rejoindre sa planète parce que je n’ai retrouvé que le flacon.
Et une plume, plantée juste à côté.
A ce moment là, j’ai entendu le bruit d’un moteur. Je me suis retourné et j’ai vu une Jeep qui arrivait, avec Moz qui faisait de grands signes et qui s’est mis à klaxonner comme un dingue en me voyant. Il a stoppé à côté de l’avion, a sauté de la Jeep et s’est mis à courir vers moi.
Voilà.
«Et l’enveloppe brune ?» me direz-vous..
Ah oui… l’enveloppe brune.

 

 

enveloppe

« ah oui, l’enveloppe brune… »

Eh bien, j’ai ouvert l’enveloppe brune . A l’intérieur, il y avait treize pages avec quelques dessins. Ça racontait une histoire. Ça commençait par :
« Je m’étais mis à l’abri du soleil en me créant un coin d’ombre. J’avais tendu une bâche à partir de l’aile et coincé, à l’oblique, l’autre l’extrémité de la bâche en balançant des pelletées de sable. Il devait faire 50 là-dessous et il fallait une sacrée imagination pour avoir l’impression d’y être à l’ombre.
Mais j’avais une sacrée imagination…

trajet

En attendant Louise (8)

Ca y est, non ? Ca fait deux jours que j’ai envoyé le 7, j’ai le droit d’envoyer le 8 ?
Des nouvelles de mes MOOC(s)
MOOC « video », ça rigole pas : y a un devoir blanc à rendre dimanche soir (mais on n’a pas encore le sujet !)
MOOC « apprend à te servir de ton smartphone, eh patate ! », aujourd’hui : comprendre où et comment télécharger une application.

 

résumé : Simon s’endort sous une couverture en plume.

composition IV

Elle m’a secoué au lever du soleil. Je crois qu’elle avait juste envie de boire un café. Elle s’est levée et a commencé à doucement replier l’aile qui m’avait servie de couverture. Elle s’y prenait avec précaution.
« Ça va guérir un jour ? ai-je demandé doucement.
– Ça guérira le jour où je l’aurai décidé. Enfin, disons, le jour où j’aurai vraiment envie de voler … le jour où quelque chose ou quelqu’un m’aura à nouveau donné envie de voler, a-t-elle ajouté. C’est pas gagné, hein…»
J’ai supposé que l’idée de voler pour aller jusqu’au magasin de pièces détachées le plus proche n’allait pas être une proposition suffisamment motivante, alors j’ai évité de me couvrir de ridicule et j’ai remballé ma suggestion à dix balles. J’ai quand même tenté une ouverture discrète. Read More

aeropostal'bidouille

En attendant Louise (7)

Un de mes drames, c’est que l’épisode 8 est déjà prêt et que je trépigne à l’idée de l’envoyer. Faut que j’arrive à tenir 48 heures. (Bon, okay, c’est un tout petit drame…) . Pour le MOOC « je sais me servir de mon smartphone », j’ai craqué. Je suis allée voir mon gentil petit chou de la boutique Orange. Il a installé le bidule qui me permet de lire mes mails et collé ça, là où je peux le trouver. Comme je partais, il m’a dit : « à la semaine prochaine ! même endroit, même heure ! ». J’vais peut-être lui apporter un sachet avec des carambars et des petits nounours, la prochaine fois. J’adore l’idée d’être sa vieille tata Monique.

résumé : Dominique parle de ses collègues, Simon mange trop vite, Christine résume trop bien.

désert nuit

« On voit le système AD, ce soir ! »

Il faisait vraiment très nuit. Sauf que cette nuit était piquetée de tellement d’étoiles qu’il aurait pu en faire presque jour.
Le feu que Dominique avait allumé n’était plus qu’un petit tas rougeoyant. J’avais beau prendre un air dégagé, je commençais à me les peler carrément. Elle, elle avait le nez levé et contemplait le ciel. Je ne sais pas en quoi était faite sa fichue combinaison mais elle n’avait pas l’air d’avoir froid. Elle s’est extraite de sa contemplation et m’a regardé.
«  Je ne ressens pas le froid, Simon, c’est tout. Je ne ressens pas le froid, pas le chaud, je ne ressens rien.» J’ai cherché un truc spirituel à dire et j’ai rien trouvé. Elle a levé la tête à nouveau puis m’a désigné du doigt un coin du ciel. Il devait y avoir cinq milliards d’étoiles dans ce centimètre carré. «  On voit le système AD, ce soir… Là ! s’est-elle exclamé, là ! Tu le vois? » Read More

En attendant Louise (6)

Le MOOC « video pro » a commencé. Pour l’instant, ça va, la première video explique qu’il faut filmer à l’horizontal et en full HD (pas en 4K), j’ai juste passé une demi heure à chercher où on vérifiait qu’on était bien en HD.
La deuxième video montre comment faire le point. Là j’ai tellement fait de tentatives que:
– j’ai vidé la batterie
– l’écran était tellement couvert de traces de doigts que de toute façon, tout était flou.
C’est chouette d’avoir de la marge de progression !

résumé : Dominique est partie faire un tour, elle a acheté du bois. Simon boude un peu.

chewing gumJ’ai continué à bidouiller sous le capot pour me donner une contenance. J’y croyais pas trop, moi, sur une durite d’huile, à la réparation-miracle façon Hollywood chewing-gum. En plus j’avais même pas de chewing-gum. Elle me regardait, et soufflait sur une tasse de café fumant. Je commençais à ne plus y voir grand-chose, ça m’a donné une excuse pour abandonner mon mécano géant.

J’ai rabattu les manches de ma chemise, il commençait à faire frisquet.
« Tu veux manger quelque chose ? » j’ai demandé à tout hasard.
Elle a secoué la tête et m’a désigné sa tasse de café. J’ai raflé une espèce de barre chocolatée aux céréales. J’avais intérêt à manger lentement, fallait que je me rationne. Je me suis donc mis à mâchouiller d’un air appliqué la première bouchée.
«  T’as rencontré des collègues à toi, déjà ?
– Des collègues ? a-t-elle sourcillé.
– D’autres anges déchus… et puis, pourquoi déchus ? et puis… pourquoi tes ailes sont-elles cassées ? C’est arrivé comment ? Et toi, t’as fait quoi ?»
J’avais dix mille questions à lui poser, ça se bousculait un peu.
Elle a eu un petit rire brisé, puis elle a pris un air très grave.
« Tu veux que je réponde d’abord à quelle question ? » Read More

En attendant Louise (5)

Christine : 5           Smartphone : 192 !
J’ai réussi à connecter mon engin à la WIFI et à importer mes photos et videos sur mon ordi. Echec en revanche sur l’échange via Bluetooth. Demain, j’vais tenter d’aller sur le web avec le bidule (ma vie est palpitante). Au rythme où ça va, si ça se trouve, j’vais pouvoir ouvrir un magasin d’informatique. (euh,pas sûr…)

résumé : Dominique, qui est un ange déchu, est venue acheter une fourche bêche. Simon, qui est un aviateur, a du mal à comprendre si la fontaine à champagne a vraiment existé.

« Je plaisante, a-t-elle précisé. En fait, comme machine, il n’y a que la fontaine à café. Quand je suis arrivée sur l’astéroïde, il n’y avait rien qu’un gros fouillis. Il a tout fallu que je trie, que j’élabore un système de classement, que je range, que je trimballe tout ce dont je ne voulais pas dans un coin où je ne vais plus très souvent maintenant. Tu sais, ce n’est pas une très grande planète, c’est plutôt un gros caillou rond. Il y a un petit torrent qui ne se jette jamais dans aucune mer, une montagne, des nuages immobiles, un bois où poussent les arbres dont j’ai besoin, une mare avec de toutes petites grenouilles. » Read More

En attendant Louise (4)

Cette semaine, j’ai du taf ! Je vais essayer (ou pas) de remettre l’épisode 2 avant le 3 sur le site, vous risquez donc de recevoir des alertes pour des PIZODS déjà lus.

résumé : Le « truc » est en fait un Ange Déchu qui vient de la planète AD 747 (nan, pas comme un boeing !). Elle s’appelle Dominique. Simon lui dessine un mouton.

aeropostale3Elle a semblé regarder au loin, c ‘était comme si elle n’était plus là, mais sans qu’on puisse deviner où elle était partie. J’ai remué sur ma caisse en faisant un peu de bruit pour la faire revenir. Elle a souri d’un air triste et m’ a regardé gentiment.
Au point où j’en étais, son annonce ne m’a pas paru plus farfelue ou plus irréaliste que les précédentes et j’ai gobé la révélation de son angélisme avec sang-froid. J’étais plus à ça près. J’étais devenu dingue, tout ça n’était qu’une hallucination due à la chaleur, ou encore, fort logiquement, j’étais en train de discuter avec un ange déchu, amoché des ailes et venu d’un astéroïde lointain. La routine, quoi… Read More