En attendant Louise (5)

Christine : 5           Smartphone : 192 !
J’ai réussi à connecter mon engin à la WIFI et à importer mes photos et videos sur mon ordi. Echec en revanche sur l’échange via Bluetooth. Demain, j’vais tenter d’aller sur le web avec le bidule (ma vie est palpitante). Au rythme où ça va, si ça se trouve, j’vais pouvoir ouvrir un magasin d’informatique. (euh,pas sûr…)

résumé : Dominique, qui est un ange déchu, est venue acheter une fourche bêche. Simon, qui est un aviateur, a du mal à comprendre si la fontaine à champagne a vraiment existé.

« Je plaisante, a-t-elle précisé. En fait, comme machine, il n’y a que la fontaine à café. Quand je suis arrivée sur l’astéroïde, il n’y avait rien qu’un gros fouillis. Il a tout fallu que je trie, que j’élabore un système de classement, que je range, que je trimballe tout ce dont je ne voulais pas dans un coin où je ne vais plus très souvent maintenant. Tu sais, ce n’est pas une très grande planète, c’est plutôt un gros caillou rond. Il y a un petit torrent qui ne se jette jamais dans aucune mer, une montagne, des nuages immobiles, un bois où poussent les arbres dont j’ai besoin, une mare avec de toutes petites grenouilles. » Read More

En attendant Louise (4)

Cette semaine, j’ai du taf ! Je vais essayer (ou pas) de remettre l’épisode 2 avant le 3 sur le site, vous risquez donc de recevoir des alertes pour des PIZODS déjà lus.

résumé : Le « truc » est en fait un Ange Déchu qui vient de la planète AD 747 (nan, pas comme un boeing !). Elle s’appelle Dominique. Simon lui dessine un mouton.

aeropostale3Elle a semblé regarder au loin, c ‘était comme si elle n’était plus là, mais sans qu’on puisse deviner où elle était partie. J’ai remué sur ma caisse en faisant un peu de bruit pour la faire revenir. Elle a souri d’un air triste et m’ a regardé gentiment.
Au point où j’en étais, son annonce ne m’a pas paru plus farfelue ou plus irréaliste que les précédentes et j’ai gobé la révélation de son angélisme avec sang-froid. J’étais plus à ça près. J’étais devenu dingue, tout ça n’était qu’une hallucination due à la chaleur, ou encore, fort logiquement, j’étais en train de discuter avec un ange déchu, amoché des ailes et venu d’un astéroïde lointain. La routine, quoi… Read More

En attendant Louise (2)

Vous avez vu ? Je fais des progrès ! les épisodes sont courts et arrivent à un rythme supportable. Sinon, chui hyper fière, j’ai réussi à appeler quelqu’un au téléphone avec mon  smartphone … (celui que j’ai acheté pour le MOOC)

résumé : désert-stop-atterrissage forcé- stop- moteur cassé-stop- chute de corps-stop

PIZOD 2

J’ai ravalé mon cœur qui s’est mis à battre à 180. Non seulement ça bougeait, mais ça tentait de se relever. C’était à quatre pattes et couvert de sable.
« Ah ptaaaaaain » a dit le truc qui a fini par se mettre debout.
« Ah, bonjour  !» a-t-il rajouté en m’apercevant, tout en tentant d’enlever le sable qui le recouvrait.

Il avait des cheveux longs, une voix pas trop grave et un corps féminin. Il, enfin… elle, a commencé à remonter la pente du cratère avec un air naturel comme si c’était le genre de chose qu’elle était habituée à faire tous les jours.Elle avait une espèce de sac fixé dans le dos, mais je ne pouvais pas bien voir ce que c’était.Elle s’est donc approchée de moi et m’a pris la main, qu’elle s’est mise à me secouer, comme si elle était un président en visite, filmé par les caméras du journal de 20 heures. Read More

En attendant Louise (3)

J’ai terminé le MOOC organisé par Isabelle B. « Comment réussir à obtenir l’ agrandissement d’une illustration en cliquant dessus ». Je sais pas si elle va m’envoyer une attestation. Sinon, j’ai trouvé aussi où se trouve la fonction alarme sur mon téléphone. Du coup, j’vais ptêt aller me recoucher.

Résumé : Le truc tombé du ciel s’appelle Dominique. Genre féminin. Elle a les ailes cassées.

PIZOD 3

Elle s’est assise en tailleur en face de moi. Elle était vêtue d’une combinaison ocre, sans couture, taillée dans une matière soyeuse et brillante et portait une paire de bottillons blancs à semelles souples et plates. Elle ne semblait pas souffrir de la chaleur.
Sans que je remarque quoi que ce soit, un petit carnet était apparu dans sa main. Elle me l’a tendu, ainsi qu’un crayon à mine de charbon. «  Allez, je sais que c’est votre rêve à tous! Alors, s’il te plaît, dessine-moi un mouton. »

J’ai bien failli le faire, et puis, je me suis souvenu à temps qu’il fallait dessiner une boîte avec des trous sur le côté, et dire que le mouton est dedans. Ma main tremblait un peu en dessinant.

carnet mouton Read More

En attendant Louise…(1)

Louise est en vacances pendant quelques semaines encore, elle ne m’a pas dit quand elle allait revenir. En attendant, je vous confie au meilleur pote de « Moz »… J’aime bien ce garçon : il est un peu naïf, c’est un sentimental, il parle en disant « je », du coup, je ne sais pas encore comment il s’appelle…

(sinon, à cause du futur MOOC, qui va me prendre un temps dingue, c’est sûr, au vu de mes capacités techniques générales-qui ne sont plus à démontrer- il risque d’y avoir du mou dans la corde à noeuds concernant le rythme des parutions dans les semaines à venir : ça vous laissera le temps de souffler. )

 

PIZOD 1

Je m’étais mis à l’abri du soleil en me créant un coin d’ombre. J’avais tendu une bâche à partir de l’aile et coincé, à l’oblique, l’autre l’extrémité de la bâche en balançant des pelletées de sable. Il devait faire 50 là-dessous et il fallait une sacrée imagination pour avoir l’impression d’y être à l’ombre.

Mais j’avais une sacrée imagination.

 

Il me restait quelques litres d’eau, une ration de nourriture de survie et un paquet de cigarettes. C’était peut-être le moment d’arrêter de fumer.gauloise reta
Je comptais, quand le soleil serait moins haut, farfouiller un peu dans le moteur histoire de me donner bonne conscience. Pour l’instant, il fallait juste ne pas cuire trop et ne pas mourir d’insolation.
Il n’y avait strictement rien dans ce coin de désert. Pas de boa, pas de mouton et encore moins de magasin de pièces détachées, même d’occasion, même trafiquées ou défaillantes.

L’horizon je pouvais le mater jusqu’à m’en faire imploser les rétines, y avait rien à voir et rien qui surgissait.
« Pod’zob ! »  comme aurait dit Moz.
(Moz est mon meilleur pote, mais je vous en parlerai plus tard.)

aeropostale_episode1

Ça faisait facilement une heure que je mijotais sous mon abri, quand j’ai entendu un drôle de sifflement, assez aigu, mais qui allait en s’amplifiant. Je suis sorti de l’abri, et en levant la tête, j’ai vu un point dans le ciel qui semblait grossir au fur et à mesure et qui fondait sur moi en piqué. Avant que je puisse vraiment réfléchir à l’éventualité d’une chute de satellite, d’un largage de missile voire d’une livraison de l’Aéropostale, le truc s’est abattu à trente mètres de moi avec un bruit terrible mais mou.
Spppppplllllllaouuuuuuuuaaaaaaatch tok.

 

Ça a soulevé un nuage de poussière et quand la poussière mêlée de sable a commencé à retomber, je suis sorti de mon ahurissement. J’ai commencé à marcher en titubant. J’avais les guibolles molles et la bouche vachement sèche.
Je me suis approché de l’espèce de cratère de sable formé par la chute du truc.
Arrivé au bord, j’ai eu l’impression que mon cœur venait de me remonter dans la bouche, parce que y avait, dans le fond du trou, le truc…qui bougeait…

(à suivre)

L’avaleur n’attend pas (16)

« L’intrigue et le style, voilà ce qui caractérise tout  l’œuvre (1) de Christine » (Georges Simenon)

J’ai décidé, il y a quatre secondes, de rajouter des notes en bas de page. Ça fait chic, les notes en bas de page !  On a tout de suite l’impression de lire un truc sérieux, quelque chose qui se situe entre Wikipédia et un article de Frédéric Lordon (2) dans le « Monde Diplo ».

Sinon, est-ce que je vous ai dit que je participe au MOOC organisé par Isabelle B. « réussir à trouver le crayon, pour ouvrir les images dans un pop-up  juste en cliquant dessus » ? (niveau 1). Du coup, je mène cinq activités de front : écriture de l’épisode suivant, bidouillage des illustrations, réalisation de la video image par image, exercices d’application du MOOC évoqué ci-dessus, et surtout  invention de prétextes divers, mais plausibles, pour repousser la date de mon départ en vacances de quelques jours.

 Résumé : Dominique a mal à la tête.

Verduret était attablé devant sa bassine de Proutch qu’il sauçait de sa large tartine de Tordj’mil. Dominique chipotait son chou du bout de sa cuillère.

«  Allez, Dominique, ne vous laissez pas abattre ! Est-ce que je me laisse aller, moi ? » Read More

Y apad’ plaisir ! (15)

« Christine est à la littérature, ce que le glyphosate est à la culture. » (Monsanto)

J’ai avancé de 2 secondes sur ma bande-video-animée-hors-série ! Oui, bon, ok, j’ai dû tout recommencer hier soir, suite à un malencontreux mic-mac (indépendant de ma volonté, mais dépendant d’une initiative malheureuse).  Du coup, je me demande si je ne vais pas m’inscrire au MOOC « réaliser des video pro avec son smartphone ». Souat, je n’ai PAS de smartphone, mais JUSTEMENT, c’est l’occasion de trouver un prétexte plausible pour en acheter un et devenir ainsi une cinéaste célèbre (plutôt que rester un écrivain méconnu mais rigolo). C’est ça ou « Neurophysiologie cellulaire 1: Comment les neurones communiquent.(Aix-Marseille Université) », ça doit être bien aussi, remarquez, mais dans la poursuite de ma brillante carrière, il n’y a pas l’option « meilleure spécialiste du monde en neurobiologie ». Nan, j’vais plutôt me consacrer au Septième AAAAAAAAAaaaaaart, Cannes, Berlin, la Mostra. Faut pas viser trop haut au début.

Résumé : Les trois pieds nickelés se sont fait nickeler par les gardes  en voulant récupérer le Barondin dans la chambre de Blépaphore.

Le peloton de gardes encerclait les prisonniers. Il y en avait quatre devant, trois derrière, et deux de chaque côté (cf. fig.1). Read More

Où y a de l’Eugène…(14)

 « Si seulement j’avais eu le quart de son imagination ! » (Isaac Asimov)

J’ai trois nouveaux jouets : un ordinateur, une palette graphique et, et, et un logiciel video qui tient la route (nan, pas d’accent à video, cf Ciceron :  je développe pas, j’ai pas le temps). Depuis avant-hier, je me suis lancée dans un « tiroir » terrible : une bidouille animée  : tu bosses 16 heures, t’as 8 secondes d’animation. Ça ! ça, c’est du rendement !
Le projet (version courte) fait 1 mn 20. Faites le calcul (moi j’ai la flemme). (j’vais p’têt raccourcir un peu, notez bien, parce que mes journées n’ont que 24 heures et encore, pas toutes). Sinon, pour l’illustration « à la Une », qui est composée à partir de trois fichiers images différents, j’ai fait des recherches sur le web, genre : dynamite, pain de plastic, explosifs. Pour l’instant, tout va bien, je suis encore en liberté. (Si ma porte explose et que la BRI ou le RAID débarquent dans le salon, je compte sur vous pour me tirer de là…) A bientôt (peut-être).

résumé : Louise, Dominique, le Verduret arrivent à la ferme où se trouve la trappe qui permet d’accéder à un tunnel qui, lui-même, mène au château de Blépaphore. C’est pas concis, ça ?

Ils descendirent les quelques marches et s’engagèrent dans le tunnel. Read More

ad augustam, per angustas (13)

 » Faudrait voir ce que ça donne quand elle a fumé » (Richard Brautigan)

A ceux (zécelles) qui, comme Sylvie94, décrochent, n’arrivent pas à suivre, ne comprennent rien au calendrier niveau 1, confondent Nicéphore et Barondin, ne savent toujours pas qui est Diurne, je réponds : « C’est pas grave, vous pouvez juste regarder les illustrations ». (par exemple j’aime beaucoup celle du dessus, là, aujourd’hui…)

résumé : Louise apprend qu’à la rentrée de septembre, les postes de ses collègues non-titulaires ne seront pas reconduits et que les gens avec qui elle rigole bien vont quitter son établissement . Ça la gave grave. Du coup, elle a super mal à la tête. (comment ça, c’est pas ça, l’histoire ?)

« Ptain, j’ai pas l’ombre du début d’une amorce d’idée, résuma Louise, en reposant sa tasse de café. Vous avez une idée, vous ?  Read More