Louise II, le retour (1)

C’est la rentrée (enfin presque…). Je vous propose donc de réviser votre Monte-Alto.

Cet épisode est -si tout va bien- truffé de liens pour vous rafraîchir la mémoire (mais vous connaissez mes possibilités en matière de liens inactifs… alors, n’hésitez pas à réclamer, à vous plaindre, j’essaierai de remédier). Il y a aussi deux ou trois nouveaux élèves, qu’il faut  aider à se mettre au niveau. (PiM Foltant dek’rire lépizod 2 ! -proverbe monte-alti)

effervescent 1

épisode 1 : C’est pas trop tôt
L’index de Louise, plongé dans verre, imprimait un léger mouvement circulaire, lequel mouvement était censé créer un vortex accélérant la dissolution du comprimé d’aspirine de 7h 45. Celui-ci, une fois réduit à la taille d’un confetti, fut mit à pétiller sur le bout de sa langue. Ayant ensuite but la totalité du verre, Louise en nettoya la paroi où de fines particules s’étaient accrochées. Elle lécha goulûment son index et claqua de la langue d’un air satisfait.
Cela fait, elle put complètement s’allonger sur le canapé et reprendre la contemplation du plafond de son salon.
« Pas envie de faire de l’aquarelle, pas envie de réviser la conjugaison des verbes irréguliers au passé ultérieur supiné, pas envie de me documenter sur le grifola frondosa… »
Louise fut tirée de son hébétude par la drinnnguerie du téléphone.
D’un geste las, Louise décrocha.
« Allo ? Louiiiiiise ? C’est Dominique le Verduret … Louise ? Tu m’entends ? tonitruait la voix.
– Hélas oui, je t’entends, Verduret… et surtout ne m’annonce pas qu’on a volé le Niklar ou le Balbov, ou encore que Diurne a décidé de se débarrasser de Blépaphore…
-Nan, c’est pas ça du tout, la voix du Verduret monta dans les aigus , c’est bien piiiiiiiiiiire ! crissa-t-il . Il va falloir que tu reviennes nous aider, Louise, La Berzégovie veut nous déclarer la guerre !
– Manquait plus que ça , marmonna Louise ».
Elle tendit la main vers son paquet de clopes, merde, vide.
« T’es làààààààààààààààààààààààààààà ? s’inquiétait le Verduret
– Mais oui, Dominique, je suis là, confirma Louise en louchant vers le cendrier à la recherche d’un mégot présentable.
-Alors pourquoi tu dis rien ? geignit Dominique le Verduret.
-Je dis rien, parce que ça me laisse sans voix, mentit Louise. P’tain, Qu’est-ce que vous avez bien pu encore inventer pour énerver les Berzégoviens ?
-Mais on n’a rien fait ! s’indigna le Verduret, c’est juste que… juste que…
-Juste que QUOI ? demanda Louise en montant le ton. JUSTE QUE QUOI ?
-Juste que la femme de leur ambassadeur a disparu et que si on ne la retrouve pas, ils attaqueront le Monte-Alto, Dreïstuche de Pronde prochain, à 0 heure. .. points de suspensionna-t-il. Louise, faut que tu nous aides ! »
Louise tentait d’allumer son mégot mais le briquet criquait en vain. Excédée, elle se mit à aboyer dans le micro du téléphone.
«  Excuse-moi, Dominique, mais un chien vient de rentrer dans la maison, faut que je m’occupe de lui, rappelle-moi dans cinq minutes ! » expliqua-t-elle vivement et elle raccrocha sans laisser au Verduret le temps de rajouter quoi que ce soit. (Car Louise avait en stock des dizaines d’excuses toutes plus foireuses les unes que les autres pour écourter les conversations téléphoniques, mais là, j’ai pas le temps de développer, Louise doit se grouiller : il faut qu’elle se prépare un café, qu’elle trouve une vraie clope ET un briquet en état de marche avant que Dominique le Verduret ne rappelle.)
Donc Louise se grouilla de préparer un café, trouva une vraie clope ET un briquet en état de marche, et comme c’était une fille avisée, elle rafla sur la table de la cuisine un comprimé de paracétamol qu’elle goba en prévision de la demi-heure d’explications laborieuses que le Verduret n’allait pas manquer de lui faire subir. Ces opérations étant menées simultanément, elle ressembla un court moment à une divinité indienne bleuâtre et/ou à un poulpe (faut voir).
Clope au bec, mug rempli à ras bord dans la main gauche, Louise fonça au salon, balançant à chaque pas un peu de café sur le sol. Le téléphone drinnguait déjà, Louise accéléra, ce qui eut pour effet de faire gicler un peu plus du contenu du mug, cette fois, sur le canapé. Elle décrocha :
« P’tain, j’ai pas oublié le sucre ! glapit-elle dans le combiné.
– T’as oublié le sucre ? s’inquiéta le Verduret.
– Ouais, j’ai oublié de mettre du sucre dans la gueule du chien, tu sais, celui qui aboyait…
– Louise ! Fais tes valoches et ramène-toi ! Y a un train pour Monte-Alto qui part dans 45 minutes. Je t’attendrai là où tu sais. »
Et il raccrocha.

 

berzégovie

(à suivre)

7 commentaires

  1. sylviedenogent · août 24, 2016

    Bonjour Christine,
    Tu as su tenir tes délais…
    Toujours la même la Louise !
    Pour ce qui est du nombre de mots, pas eu le temps de compter. Je garde ça pour mes moments d’inactivité, soit à la Saint Glinglin.
    Bisous

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  2. l'excédée · août 24, 2016

    J’ai la prudence ne pas annoncer la date de parution de l’épisode 2

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  3. izabelleb · août 24, 2016

    euh… moi j’n’compte pas les mots, mais ya des phrases bizarres, non !?
    là >> L’index de Louise, plongé dans verre,
    et là >> « P’tain, j’ai pas oublié le sucre ! glapit-elle dans le combiné.
    …… c’est pour voir si on lit bien, c’est ça?

    2ème euh: je n’ai pas le courage de suivre les liens… mais c’est où la Berzégovia par rapport au Monté Alto ?

    Viiiiite la suite! ce sera mon roman de cet été 🙂

    Aimé par 1 personne

    • l'excédée · août 25, 2016

      Euh non, c’est pas bizarre, c’est pour la première, une mise en apposition, et pour l’autre c’est de l’ellipse. enfin peut-être, enfin, je crois… Pour la Berzégovie, tu crois pas que je vais tout expliquer d’un coup hein ! nan va falloir endurer les détails !

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  4. Electron Libre · août 24, 2016

    Louise ne change pas. Aspirine, café… et elle reste toujours aussi indispensable pour sauver le monde. Louise la sentinelle de la paix ! Et Le Verduret manque encore d’autonomie…
    Pis c’est quoi cette histoire d’attaquer Monte Alto le Dreïstuche de Pronde prochain ?! C’est pas possible, ça tombe un samedi ! Le jour du marché aux légumes !!!
    Bon, j’attends de voir (de lire). Mais pour l’instant, je te laisse, j’ai entendu beuglé « à taâââbleeu ». Une salade de macédoine m’attend.

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  5. l'excédée · août 25, 2016

    Normalement c’est un mercredi, Dreïstuche… Quant à Louise,sentinelle de la Paix, je l’embaucherais pas à l’ONU, si j’étais le DRH, parce qu’elle fout quand même un sacré bordel partout où elle passe…Cette fille est dingue, faut quand même pas oublier ça.

    Aimé par 2 people

  6. patou45 · août 28, 2016

    J’adore cette précision de l’auteure excédée « Cette fille est dingue, faut pas l’oublier » 😉 De plus n’a t’elle pas des actions dans l’Aspirine ?

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