Où y a de l’Eugène…(14)

 « Si seulement j’avais eu le quart de son imagination ! » (Isaac Asimov)

J’ai trois nouveaux jouets : un ordinateur, une palette graphique et, et, et un logiciel video qui tient la route (nan, pas d’accent à video, cf Ciceron :  je développe pas, j’ai pas le temps). Depuis avant-hier, je me suis lancée dans un « tiroir » terrible : une bidouille animée  : tu bosses 16 heures, t’as 8 secondes d’animation. Ça ! ça, c’est du rendement !
Le projet (version courte) fait 1 mn 20. Faites le calcul (moi j’ai la flemme). (j’vais p’têt raccourcir un peu, notez bien, parce que mes journées n’ont que 24 heures et encore, pas toutes). Sinon, pour l’illustration « à la Une », qui est composée à partir de trois fichiers images différents, j’ai fait des recherches sur le web, genre : dynamite, pain de plastic, explosifs. Pour l’instant, tout va bien, je suis encore en liberté. (Si ma porte explose et que la BRI ou le RAID débarquent dans le salon, je compte sur vous pour me tirer de là…) A bientôt (peut-être).

résumé : Louise, Dominique, le Verduret arrivent à la ferme où se trouve la trappe qui permet d’accéder à un tunnel qui, lui-même, mène au château de Blépaphore. C’est pas concis, ça ?

Ils descendirent les quelques marches et s’engagèrent dans le tunnel.
Dominique ouvrait la marche portant le sac en tissu confié par Dominique Yourmother, Louise venait en second qui glinguait des grelots, Dominique Verduret RDM galopait derrière, avec les fesses de Louise en point de mire. Ils arrivèrent à la porte massive en bois massif. Là, il y eut une petite contrariété, cette fois, la porte était fermée. On tira, poussa, s’escrima en secouant la poignée, on donna quelques coups de pieds. Rien. On s’assit donc pour réfléchir.
« Dans les histoires de souterrains, il y a toujours un truc qui permet de décliquer la porte, affirma Louise» . Elle se leva donc et commença à faire courir ses doigts sur les moulures en boiserie à la recherche d’un bouton, d’une manette, d’un décliqueur de porte. Elle explora tous les panneaux, l’encadrement, observa attentivement les pierres du mur. Rien. « On n’a pas un pain de plastic par hasard ? parce que c’est vachement pratique…» . Ses deux compagnons ayant dénié de la tête, Louise se rassit. Elle alluma une clope, réordonna posément les plis de sa jupe, puis se mit à fixer la porte. Soudain, elle se leva et alla coller son oreille contre le lourd battant. Elle frappa posément sur la porte. Deux coups, trois coups, deux coups. La porte cliqua et s’ouvrit.
« J’en étais sûre ! y a un décliqueur colpo-tertiaire à bidouilleur doublo-contracté !  Allons-y les gars, la voie est libre ! » Tout le monde se rua dans le hall carrelé de blanc et de jaune. Pour instantanément freiner des quatre fers. Louise venait en effet de percuter de plein fouet l’estomac d’un garde. Verduret alla donc s’aplatir le nez contre les fesses de Louise qui, du coup, se retourna brusquement pour lui coller une baffe. Ce faisant, elle envoya son coude dans l’œil du garde qui s’était penché pour voir qui était caché derrière elle. Le garde se redressa brutalement, pendant que Louise pivotant à nouveau lui envoyait, par mégarde, un coup de genou dans les roubignolles, ce qui après vingt secondes d’un meuglement contenu et de sautillements thérapeutiques, se traduisit par un braillement inhumain. Braillement étouffé par un grand coup sur le carafon asséné par Louise qui, décidément en grande forme, s’était saisie d’un bouclier destiné à décorer le mur pour s’en servir en guise d’assommoir.
Dominique et Dominique regardaient la scène avec un mélange de stupéfaction et d’horreur.

coffre sans

coffre de rangement

«  Bon les mecs, faut voir à pas coucher là, hein, quittez vos airs de poules. Vous, Dominique, prenez son habit et déguisez-vous en garde ! Cachons-le dans ce coffre et barrons-nous !  C’est où la chambre de Blépaphore ?
– Au premier étage, au fond du couloir, glapit Dominique, pas encore remis de ses émotions.
– Bon ben, allons-y ! intima Louise en commençant à galoper dans l’escalier ».
Le garde fut déshabillé puis coffré. Dominique enfila le pantalon bouffant orange et bleu- azur aux couleurs de Blépaphore ainsi qu’une tunique dans laquelle il flottait un peu. Il posa sur sa tête, un casque qui ressemblait vaguement à celui d’un conquistador, trop grand, et qui lui tombait sur les sourcils. Il s’empara de la traditionnelle hallebarde, et s’enquilla dans l’escalier. Le Verduret, revenu de sa stupeur, lui emboîta le pas.
Arrivés sur le palier, ils se grouillèrent pour atteindre la porte du fond du couloir. Ils s’introduisirent dans la chambre de Blépaphore, où Louise les attendait.
Tout le monde se mit à fouiller dans tous les endroits possibles. Tout fut ouvert, tout fut refermé, rouvert et refermé, et finalement dans le placard à gauche, on trouva ce qu’on était venu chercher.( Pour les semi-demeurés, les distraits, les largués, j’vous signale qu’ils sont venus rechercher le Barondin, allez réviser la page « monarchie quaternaire » ! )
Dominique ouvrit son sac en tissu et Verduret y déposa ce que lui seul pouvait toucher.
Louise repartit guetter sur le palier. Dominique et Dominique ne ressortaient pas.
Enfin, ils la rejoignirent, ils fermèrent la porte avec précaution et se dirigèrent vers l’escalier.
« Bon, ben y a plus qu’à ressortir ! résuma Louise ».
Jusqu’à l’escalier, tout alla bien. C’est après que ça se compliqua.
En fait ça ne se compliqua pas d’un coup. Non. Ça commença comme une petite complication normale. Quand on rentre dans un château par un souterrain, qu’on assomme un garde, qu’on le flanque dans un coffre, qu’on va cambrioler la chambre d’un roi, on peut s’attendre à une petite complication. Donc, en haut de l’escalier advint la petite complication normale, celle-ci se présenta sous la forme de deux gardes qui patientaient en bas de l’escalier et qui semblaient attendre quelque chose ou quelqu’un.
Louise, Dominique et Dominique se mirent donc à attendre -en haut – que ceux qui attendaient -en bas- finissent d’attendre. Tout le monde, donc, attendait.
Jusque là, c’était une complication pas trop embêtante. Ni même vraiment inquiétante.
Du haut de l’escalier, on voyait le casque des gardes, mais surtout on voyait très bien le coffre où le garde, assommé et convenablement plié, avait été rangé. Or le couvercle du coffre semblait agité de mouvements saccadés, jusqu’au moment où il se rabattit violemment vers le haut, puis heurtant le mur, se rabattit violemment vers le bas, c’est à dire sur son contenu.
« Aaaaaaaaiiiie » fit le coffre.
Les deux gardes cessèrent donc d’attendre et se précipitèrent vers le coffre, car ils n’avaient jamais entendu de coffre crier « aaaaiiiieee ». Ils soulevèrent le couvercle et en extirpèrent le garde, qui ne ressemblait plus à un garde puisqu’on lui avait fauché ses vêtements (de garde). S’ensuivit une altercation assez vive entre les gardes (habillés en gardes) et le garde (déshabillé), altercation elle-même suivie d’un long beuglement qui peut être traduit par : « A la gaaaaaaaarde ! » . C’est comme ça que la petite complication se transforma en grosse contrariété. Parce qu’en cinquante secondes, le hall se transforma en salle de gardes, enfin, en salle plein d’hommes en orange et bleu avec des casques sur la tête, des hallebardes dans les mains, et un air air énervé qui ne présageait rien de bon.
En haut de l’escalier, on décida de faire retraite. Louise et les Dominiques se retrouvèrent donc à nouveau dans la chambre de Blépaphore.
Dominique tira des meubles devant la porte parce qu’il avait vu faire ça au cinéma. Louise de son côté commença à nouer des draps les uns avec les autres.
«  On va se sauver par la fenêtre, expliqua-t-elle. On n’est qu’au premier étage, on devrait s’en sortir.
– la fenêtre fait 12 centimètres de large fit remarquer Dominique, je doute qu’on arrive à se sauver plus que l’avant-bras.
– Ah oui, merde, concéda Louise. Bon alors… »
Dehors, sur le palier c’était une grande cavalcade. Les gardes arrivaient.
Ils se mirent à tambouriner à la porte.
Dominique repoussa les meubles et leur ouvrit. Il tenait à bout de hallebarde, Louise et Dominique ligotés et bâillonnés.
«  Je les emmène immédiatement au Grand Commandement ! aboya-t-il avec assurance. Donnez moi une escorte ! »
Tout le monde avançait maintenant vers l’escalier. C’est à ce moment que la grosse contrariété se mua en début de gros ennuis :
«  Mais, par les Saints Cartilages ! le Grand Commandement, ça existe pas ! » hurla un des gardes.
« Emparez-vous de lui, c’est un imposteur ! » enchaîna-t-il.
On peut dire que c’est précisément à cette seconde qu’on tomba dans la catégorie « méga-emmerdement ».
(à suivre)

5 commentaires

  1. izabelleb · mars 29, 2016

    ça palpite là dis-donc, le rythme est intense…. ne nous laisse pas sur cette attente!!!!
    Tu pars quand déjà en vacances?

    ….je crois voir que l’agrandissement de l’image ne fonctionne pas…

    Aimé par 1 personne

    • l'excédée · mars 29, 2016

      Euh, ben quand je rajoute une image, je n’ai pas le fameux petit « crayon » en option… (même en passant par un autre chemin) (un jour je vais craquer et m’offrir un « upgrade »…
      Je pars en vacances vers le 4 ou le 5, après, tout dépend de la météo : la marche, le vélo et le canoë, c’est bien beau, s’il fait beau !

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    • moocreflexion · mars 29, 2016

      En effet, y a du rythme… du rythme, des coffres, des tiroirs et des fenêtres… comment dire ? … meurtrières !

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  2. Colette Sannié · mars 29, 2016

    Oh my God, what an agonizing cliffhanger ! 😦

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  3. l'excédée · mars 29, 2016

    Ouaip y a du cintre accroché à la falaise ! ça va pas être simple de les tirer de là… (ptain, oui, au fait ! comment je les tire de là, moi ?)

    Aimé par 1 personne

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