Au-delà des bornes (3)

Coucou les lapins !
(ces messieurs m’excuseront de l’apostrophe, qu’ils ne s’offusquent pas, je ne faisais en aucun cas d’allusion à….. quoique…si je me souviens bien, l’entre d’entre eux…quand même….enfin, passons…)

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Résumé des épisodes précédents :
Louise a rendez-vous à midi. Elle n’a plus de clopes.

( « Elle devrait écrire! » Marguerite Yourcenar.)

épisode 3 : au delà des bornes

Le message lui expliquait, en substance, qu’elle devait se mettre à la recherche d’un certain Dominique, dont on lui indiquait l’adresse -fort aimablement- et que celui-ci pourrait lui expliquer clairement les ressorts de l’affaire.
En ville, l’ambiance était étrange, il ne se passait strictement rien. Chez le marchand de kraµaku, Louise fit l’emplette d’une cartouche de clopes locales. Il n’y avait pas de journaux. Les présentoirs étaient vides.

Pour ceux qui l’ignoreraient, le Monte-Alti est une langue d’origine Slavonne.
(aimablement décrite par mes soins attentionnés, à la page spéciale Monte-Alto.)

C’est une langue ardue, complexe (voire rebutante).
Les Monte-Altistes eux-mêmes ont beaucoup de mal à s’exprimer correctement. Ils n’arrêtent pas de faire des contresens. Certains ont même renoncé à parler et ne locutent plus que par onomatopées et grognements, voire même en anglais. La lecture pose un problème supplémentaire puisque les voyelles, signes mous et durs disparaissent à l’écrit, ce qui rend le tout parfaitement incompréhensible.
Dans ces conditions, ne paraissait, au Monte-Alto, qu’un seul quotidien et encore n’était-il quotidien qu’une seule journée par mois, ce qui le faisait furieusement ressembler à un mensuel.

Où en étais-je ? Ah, oui. Donc il n’y avait aucun quotidien chez le marchand de journaux…. Louise ne disposait d’aucune source d’informations. Qui régnait aujourd’hui ? Le Nicéphore et le Barondin avaient -ils réellement disparu ? Qu’est-ce que c’était que cette prise de pouvoir ?
Au Monte-Alto, pourtant, tout avait bien marché depuis que Dominique I er avait institué le principe de la Monarchie Aléatoire Quaternaire..(voir blabla page ici)
Aucun des rois ne pouvait étendre son pouvoir. Pourtant, c’était bien ce qui s’était passé il y a la veille à 2h 14 (heure locale). …
Car si ce que Dominique R.D.M. avait expliqué, était vrai, deux des emblèmes avaient changé de propriétaires…. Louise alluma une kraµakla et toussa beaucoup. Qu’est-ce qu’ils pouvaient mettre là-dedans ?
Le plus urgent était de se mettre en contact avec ce fameux Dominique de la rue Platchik.
Mais tout d’abord, il fallait savoir où se trouvait la rue Platchik…
Pour cela, il était indispensable de s’acheter un plan de la ville. Se lancer dans Monte-Alto sans ce précieux document serait pure folie.

La ville affecte, en effet, une forme pentagonale dont le centre culmine à 122 mètres d’altitude. De chacun des angles du pentagone s’élève une voie appelée « avenue montante centrale».avenue primaire

Chaque secteur délimité ainsi par deux avenues centrales montantes s’appelle « Scromblich » qui peut être traduit par « Farfouillis ». De ces cinq avenues centrales, quatre escaliers,huit rampes et douze avenues primaires rejoignent les quartiers inférieurs.escalier scromb fin

Chaque avenue primaire se ramifie en trois avenues secondaires qui se subdivisent chaque fois en quatorze rues disposées autour d’un rond-point, et donnent naissance à des ruelles dont trois seulement permettent de rejoindre le rond point du « scromblich »suivant. (extrait du désormais célèbre « guide du Monte-Alto« )

ruelle

Louise aimait l’aventure, mais il y avait des limites. Elle acheta donc un plan, sans doute imparfait, une boussole probablement faussée, tenta de se repérer, puis s’engagea farouchement dans la première ruelle à droite : la rue Platchik était quelque part là-dedans, dans le Farfouillis contigu.
Deux heures quarante cinq plus tard, Louise se planta devant le numéro 8 de la rue Platchik. La maison devait avoir cinq ou six étages et ressemblait à une construction vénitienne, avec une multitude de colonnades, de balcons et de fenêtres en ogives. S’ajoutaient à cela quelques ouvrages de ferronnerie qui n’étaient pas sans rappeler le style Art Nouveau et qui complétaient l’ensemble à grand renfort de feuilles et de tiges entremêlées terminées par des inflorescences indéterminées.
Louise poussa la porte. Sur la droite un  escalier, assez raide, menait aux étages. Au fond, on pouvait accéder à une cour intérieure en poussant le battant d’une grille. Un autre escalier, sur la gauche de cette cour, devait desservir une autre partie de l’immeuble

8 rue platchick fin

Se retournant vers la rangée de boîtes à lettres, elle en compta douze. Tous les habitants de l’immeuble se prénommaient évidemment Dominique. ( On compte près de 98% de Dominique dans la population Monte-Altiste mâle. Il existe d’autres prénoms, évidemment, mais de façon inexplicable, personne ne s’en sert jamais. Les petites filles, elles, peuvent s’appeler Groutcha ou Golzri, Emelle ou Widget (mais c’est rare)).
Au premier étage, Louise fut reçue par un charmant vieillard, qui après quelques explications confuses et embrouillées se révéla complètement étranger à l’affaire. En revanche, il était sourd comme un pot et fort peu physionomiste. Il prit Louise pour sa nièce et commença à la questionner sur toute la famille restée au village. Louise eut toutes les peines du monde à lui faire entendre raison. Une fois revenu de sa méprise, il ne se résolut à la laisser partir qu’après lui avoir fait ingurgiter un petit alcool local. Au troisième verre de Gutha, Louise réussit à prendre la fuite, prétextant un terrible mal de tête.
L’occupant du deuxième devait être absent, car malgré onze toc toc qui lui égratignèrent les phalanges, Louise n’obtint aucune réponse. Presque arrivée au troisième, Louise en avait sa claque et songeait sérieusement à laisser tomber. C’est d’ailleurs ce qu’elle fit puisqu’elle trébucha sur la dernière marche et s’étala sans aucune élégance, se vautrant sur le palier avec un bruit mou et répugnant, se meurtrissant le genou droit. Louise tenta de se relever dignement, opération rendue difficile par la Gutha qui lui plombait le frontal. Soudain, elle se sentit soulevée et remise d’aplomb par une poigne solide. La poigne solide se trouvait être rattachée à un bras, lequel bras était complété par le reste d’un individu.

à suivre

2 commentaires

  1. figueline · avril 18, 2016

    Me voilà de retour … semaines bien chargées … et ça ne va pas s’arranger … Que Louise me pardonne de ne pas suivre ses exploits Monte Altesque …

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  2. l'excédée · avril 19, 2016

    T’étais où ? t’étais où ? t’étais où ?

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